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Ce que SAP Sales Cloud V2 ne sait pas encore faire : une évaluation honnête
Insights · ·10 min de lecture

Ce que SAP Sales Cloud V2 ne sait pas encore faire : une évaluation honnête

Dario Pedol

Dario Pedol

CEO Spadoom AG & Porte-parole DSAG CX Suisse

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Nous allons faire quelque chose d’inhabituel pour un partenaire SAP : vous dire exactement où SAP Sales Cloud V2 est en retrait.

Non pas parce que nous pensons que V2 est un mauvais produit. Nous l’implémentons, nous le recommandons et nous avons bâti une bonne partie de notre pratique autour de lui. Mais chaque plateforme CRM a des lacunes, et faire comme si elles n’existaient pas détruit la confiance. Les clients découvrent les limitations tôt ou tard, généralement pendant l’implémentation, quand il est trop tard pour ajuster les attentes.

Voici donc la version sans fard. Chaque lacune traitée ci-dessous provient de nos projets. Nous indiquons les solutions de contournement quand elles existent, l’état de la feuille de route SAP quand il est public, et une évaluation franche de qui chaque limitation touche réellement.

En bref : SAP Sales Cloud V2 présente sept lacunes fonctionnelles et deux lacunes d’intégration à connaître avant de signer : profondeur de la gestion des territoires, intégration CPQ, absence d’automatisation marketing intégrée, écosystème d’applications plus restreint, vivier de talents plus réduit, reporting moins souple, fonctions hors ligne moins poussées que Dynamics 365, approbations complexes et effort accru avec un ERP non SAP. Pour la plupart des acheteurs, et surtout pour les entreprises sous SAP ERP, aucune n’est rédhibitoire ; chaque section ci-dessous indique qui elle touche et comment nous la contournons.

Pourquoi nous écrivons ceci

Cherchez « SAP Sales Cloud V2 limitations » et vous ne trouverez presque rien. Chaque partenaire SAP publie des pages produit élogieuses. Les cabinets d’analystes rédigent des synthèses équilibrées mais superficielles. Personne ne publie d’évaluation détaillée et franche de ce que la plateforme ne sait pas faire.

C’est un problème pour les acheteurs. Si la seule information disponible est promotionnelle, comment prendre une décision d’achat sérieuse ? Vous finissez par découvrir les limitations pendant l’implémentation, précisément quand elles coûtent le plus cher.

Les lacunes ci-dessous proviennent de nos propres projets V2 dans l’industrie, les services professionnels et la distribution. Certaines ont coûté du temps à nos clients, d’autres ont exigé des contournements, et quelques-unes étaient de vrais risques de projet que nous avons dû maîtriser.

Vous méritez de savoir tout cela avant de vous engager, pas après.

Pour la vue d’ensemble du produit, consultez notre page consacrée à SAP Sales Cloud V2. Pour la comparaison avec les alternatives, voyez nos analyses V2 vs Salesforce, V2 vs Dynamics 365 et V2 vs HubSpot.

Les lacunes fonctionnelles (état au T1 2026)

Chaque limitation indique : ce qui manque, qui est touché, les contournements éventuels et l’état de la feuille de route SAP lorsqu’il est public. L’évaluation reflète le produit au T1 2026. V2 reçoit des releases trimestrielles : vérifiez donc la documentation actuelle de SAP Sales Cloud Version 2 et le SAP Road Map Explorer avant de vous appuyer sur un point précis.

Maturité de la gestion des territoires

La gestion des territoires de V2 est fonctionnelle. Vous pouvez définir des territoires, y affecter des comptes et des commerciaux et utiliser des hiérarchies de territoires. Les bases sont couvertes.

Ce qui manque, c’est la profondeur dont ont besoin les grandes organisations commerciales complexes. L’Enterprise Territory Management de Salesforce prend en charge l’affectation par règles, les prévisions par territoire, le reporting par territoire et les modèles multidimensionnels (géographie, produit et secteur en même temps). Le modèle de V2 est plus simple : essentiellement fondé sur la géographie et la hiérarchie, avec moins de souplesse pour les territoires qui se chevauchent ou les structures matricielles complexes.

Qui est touché : les organisations de plus de 200 commerciaux travaillant sur plusieurs dimensions territoriales. Une équipe commerciale de 30 personnes ? La gestion des territoires de V2 suffit probablement. Une entreprise internationale avec des commerciaux terrain, des ventes internes et des partenaires de distribution sur des territoires qui se chevauchent ? Vous sentirez les limites.

Contournement : construire une logique d’affectation des territoires sur SAP BTP. Une extension side-by-side peut gérer, par exemple, un modèle à trois dimensions (géographie, secteur et catégorie de client) et renvoyer les affectations vers V2. Cela fonctionne, mais c’est du développement sur mesure : prévoyez trois à quatre semaines d’effort.

Feuille de route : la feuille de route d’innovation de SAP prévoit des améliorations de la gestion des territoires dans les cycles de release 2026, en direction d’une affectation par règles et d’une intégration plus étroite avec les prévisions. Aucune date de livraison précise n’est publiée.

Intégration CPQ avancée

SAP dispose de son propre produit CPQ (SAP CPQ, anciennement CallidusCloud). À l’époque de V1, l’intégration CPQ avec Sales Cloud était étroite : génération de devis intégrée, catalogues produits synchronisés, passage direct de l’opportunité au devis.

L’intégration CPQ de V2 existe, mais elle est moins profondément intégrée. Elle passe par des API et des connecteurs préconstruits, mais l’expérience en contexte (lancer un devis depuis une opportunité, voir l’état du devis en temps réel, gérer les révisions sans quitter Sales Cloud) est moins fluide qu’en V1 ou qu’avec le CPQ natif de Salesforce.

Qui est touché : les entreprises avec des configurations produit complexes, des tarifs par volume ou des circuits d’approbation de devis en plusieurs étapes. Si votre processus de vente consiste à « choisir un produit, fixer un prix, envoyer un PDF », cette limitation ne vous gênera pas.

Contournement : l’intégration par API fonctionne, elle demande simplement plus de clics. Certains clients intègrent CPQ sous forme de mashup dans l’interface de V2 pour limiter les changements de contexte. D’autres utilisent SAP Integration Suite pour synchroniser presque en temps réel les données de devis CPQ et les champs d’opportunité V2. Fonctionnel, mais pas natif.

Feuille de route : SAP a fait d’une intégration plus étroite entre CPQ et Sales Cloud V2 une priorité, en direction d’une expérience de devis intégrée dans V2. Des améliorations progressives sont arrivées avec les releases trimestrielles, mais l’expérience entièrement intégrée comparable à V1 n’est pas encore livrée.

Automatisation marketing

Sur ce point, c’est simple : SAP Sales Cloud V2 n’inclut pas d’automatisation marketing. Pas de campagnes par courriel, pas d’orchestration de parcours, pas de nurturing de leads, pas d’analytique marketing.

La réponse de SAP est SAP Engagement Cloud (anciennement SAP Emarsys), sa plateforme marketing dédiée. C’est un bon produit, avec de fortes capacités de personnalisation et d’omnicanal. Mais c’est une licence séparée, un système séparé et une implémentation séparée. L’intégration entre Engagement Cloud et Sales Cloud V2 fonctionne, mais ce n’est pas « une seule plateforme » comme le marketing et le CRM chez HubSpot.

Qui est touché : les organisations axées sur le marketing qui veulent une plateforme unique pour le marketing et les ventes. Si votre cas d’usage principal est l’automatisation marketing et que le CRM est secondaire, cette architecture crée des frictions.

Contournement : prendre une licence SAP Engagement Cloud pour le marketing, ou connecter par API une plateforme marketing tierce (Marketo, HubSpot Marketing Hub, Klaviyo). SAP Integration Suite simplifie la connexion. Budgétez la licence supplémentaire et l’effort d’intégration.

Feuille de route : la stratégie de SAP est une approche par suite : des produits spécialisés avec une intégration préconstruite. Nous ne nous attendons pas à voir une automatisation marketing native dans Sales Cloud V2. L’investissement va plutôt dans une intégration plus étroite avec Engagement Cloud.

Écosystème d’applications

L’AppExchange de Salesforce recense des milliers d’applications et de composants. Besoin d’un module de gestion des contrats ? Vingt options. D’un outil d’enrichissement des données ? Cinquante. D’une solution sectorielle précise ? Elle existe probablement.

Le marché BTP de SAP grandit, mais il est nettement plus petit. Le SAP Store et les solutions partenaires BTP couvrent les grandes catégories (gestion documentaire, signature électronique, enrichissement des données), mais la longue traîne d’applications de niche, sectorielles ou spécifiques à un processus est plus mince.

Qui est touché : les organisations qui s’appuient fortement sur des extensions tierces. Si votre stratégie CRM consiste à brancher une douzaine d’outils spécialisés issus d’une place de marché, l’écosystème de V2 vous semblera limité face à Salesforce.

Contournement : construire des extensions sur BTP. L’architecture API-first de V2 rend cela plus propre qu’on ne le pense : les API sont bien documentées, le modèle d’extension est moderne et BTP fournit l’environnement d’exécution. Mais « construire » coûte par nature plus cher qu’« acheter sur une place de marché ». Pour les intégrations indispensables (signature électronique, enrichissement), des connecteurs préconstruits existent généralement. Pour les besoins de niche, prévoyez du développement sur mesure.

Feuille de route : SAP développe activement l’écosystème de partenaires BTP, et le nombre de solutions augmente chaque trimestre. Mais rattraper l’étendue de l’AppExchange est un projet de plusieurs années. Si une application précise est critique pour vous, vérifiez sa disponibilité avant de vous engager.

Vivier de talents

Il y a beaucoup plus d’administrateurs et de développeurs Salesforce certifiés que de consultants SAP Sales Cloud V2 certifiés. L’écosystème Salesforce se construit depuis vingt ans ; V2 est relativement récent.

Les conséquences sont concrètes : le recrutement est plus difficile, les tarifs des prestataires plus élevés et la dépendance envers votre partenaire d’implémentation plus forte.

Qui est touché : tout le monde, dans une certaine mesure. Les grandes entreprises qui veulent internaliser l’administration du CRM le ressentent le plus. Trouver un administrateur Salesforce en interne est simple ; trouver une personne avec une expertise approfondie de V2 demande plus d’efforts.

Contournement : investir dans la formation. SAP Learning propose des parcours et des certifications pour V2. Travaillez avec un cabinet de conseil capable d’assurer des services gérés pendant que vous développez vos compétences internes ; notre panorama des meilleurs cabinets de conseil SAP CX en Suisse et notre article Qu’est-ce qu’un SAP Gold Partner ? aident à faire ce choix. Certains clients adoptent un modèle hybride : l’équipe interne gère l’administration courante, le partenaire la configuration complexe et les extensions.

Feuille de route : c’est une question de maturité du marché, pas du produit. À mesure que l’adoption de V2 progresse, le vivier s’élargira. SAP investit dans l’enablement et la certification des partenaires, mais combler l’écart avec l’écosystème Salesforce prendra des années.

Reporting et analytique

L’analytique intégrée de V2 est solide. Tableaux de bord, rapports standard, analytique du pipeline et vues de prévision couvrent les besoins essentiels du pilotage commercial. Les graphiques interactifs et le drill-down fonctionnent bien au quotidien.

V2 est en retrait sur la personnalisation avancée. Le moteur de reporting de Salesforce permet de construire des rapports très personnalisés avec des filtres complexes, des jointures entre objets, des regroupements et des champs calculés, sans quitter la plateforme. Le reporting de V2 est plus structuré : vous travaillez avec des types de rapports prédéfinis et avez moins de liberté pour les analyses ad hoc.

Qui est touché : les organisations dont les utilisateurs avancés construisent chaque semaine des rapports complexes. Si votre directeur commercial vit dans les rapports Salesforce et a créé cinquante tableaux de bord, le reporting de V2 lui semblera contraignant.

Contournement : SAP Analytics Cloud (SAC) est la réponse pour l’analytique avancée. Il se connecte à V2 et offre toute l’expérience de business intelligence : calculs personnalisés, combinaison de sources, analytique prédictive, planification. Contrepartie : une licence et un outil de plus. Pour les analyses ponctuelles, l’export vers Excel ou un outil de BI reste courant.

Feuille de route : le reporting natif de V2 progresse à chaque release trimestrielle, avec plus d’options de personnalisation et de souplesse dans les tableaux de bord. Mais la direction stratégique fait de SAC la couche d’analytique avancée, pas de reproduire un moteur de BI complet dans Sales Cloud.

Capacités hors ligne

V2 propose une application mobile avec un support hors ligne de base. Vous pouvez consulter les enregistrements en cache et en créer de nouveaux hors ligne ; les modifications se synchronisent au retour de la connexion.

Ce n’est pas encore le niveau de Microsoft Dynamics 365, qui gère des processus hors ligne plus complexes, notamment les hiérarchies de relations, les formulaires personnalisés et une logique métier adaptée au hors-ligne. Pour les équipes terrain qui travaillent dans des zones mal couvertes (chantiers, régions reculées, ateliers de production), la différence compte.

Qui est touché : les organisations commerciales dont les représentants passent beaucoup de temps dans des environnements peu connectés. Si votre équipe vend depuis un bureau ou visite des clients en zone urbaine, c’est peu probablement un problème.

Contournement : s’assurer que les données critiques sont en cache avant de partir sur le terrain. Certains clients construisent de petites applications compagnons sur BTP ou utilisent des applications web mobiles qui mettent davantage en cache. Pas idéal, mais fonctionnel pour des processus précis.

Feuille de route : SAP s’est engagé à améliorer le hors-ligne mobile, et les releases trimestrielles ont élargi ce qui fonctionne hors connexion. La tendance est positive, mais la parité avec Dynamics 365 n’est pas encore atteinte.

Circuits d’approbation complexes

Le moteur de workflow de V2 gère les scénarios d’approbation standard : approbation d’opportunité, de remise, de devis, avec un ou plusieurs niveaux. Pour des processus simples, il fonctionne bien.

Les scénarios complexes (approbations parallèles avec routage conditionnel, chaînes d’escalade avec respect des SLA, circuits qui couvrent plusieurs objets ou appellent des systèmes externes) dépassent ce que le moteur intégré gère proprement.

Qui est touché : les organisations aux processus d’approbation fortement réglementés ou à plusieurs niveaux : vente pharmaceutique, marchés publics, services financiers avec des circuits de conformité.

Contournement : étendre avec BTP. SAP Build Process Automation (anciennement SAP Workflow Management) gère des processus d’approbation complexes à plusieurs étapes et s’intègre à V2 par API. Il peut faire passer une demande par plusieurs niveaux de direction, avec logique conditionnelle, suivi des SLA et escalade vers les responsables de la conformité. Cela fonctionne bien, mais c’est une extension BTP, pas une configuration dans V2.

Feuille de route : les capacités de workflow de V2 s’étendent à chaque release et le moteur de règles gagne en souplesse. Pour les scénarios les plus complexes, les extensions BTP resteront probablement l’approche recommandée : l’architecture de SAP privilégie l’extensibilité plutôt que l’accumulation de fonctions.

Les lacunes d’intégration

Intégration avec un ERP non SAP

L’intégration de V2 avec S/4HANA est solide : SAP publie des contenus d’intégration standard pour les partenaires commerciaux, les produits ainsi que la simulation et le transfert des commandes clients, et les deux systèmes partagent le même modèle de données de base. C’est le principal avantage technique de V2 face aux CRM tiers.

Mais si vous utilisez Oracle, Microsoft Dynamics, Infor ou un autre ERP non SAP, cet avantage disparaît. Il vous faut un middleware : SAP Integration Suite, MuleSoft, Boomi ou une couche d’intégration sur mesure. L’intégration est tout à fait faisable (ce sont des chemins éprouvés), mais le coût, la complexité et la charge de maintenance sont réels.

Qui est touché : les organisations qui utilisent un ERP non SAP. Si vous êtes sur Oracle E-Business Suite ou Microsoft Dynamics 365 Finance & Operations, intégrer V2 demande le même effort de middleware qu’avec n’importe quel autre CRM. Vous ne bénéficiez pas de l’avantage SAP-SAP.

Contournement : SAP Integration Suite fournit des flux d’intégration préconstruits pour de nombreux ERP courants. Les plateformes iPaaS tierces (MuleSoft, Boomi, Workato) fonctionnent aussi. Budgétez la conception, le développement, les tests et la maintenance de l’intégration. Pour un ERP non SAP, comptez quatre à six semaines d’effort supplémentaire selon la complexité de votre modèle de données et de vos processus (la même fourchette que dans le tableau des délais de notre guide d’implémentation).

Feuille de route : SAP Integration Suite continue d’élargir sa bibliothèque de connecteurs préconstruits. Mais une intégration de niveau natif avec les ERP non SAP n’est pas à l’horizon. L’avantage architectural du SAP-SAP restera.

Écosystème de connecteurs tiers

Dans la ligne du point sur l’écosystème d’applications : le nombre de connecteurs préconstruits vers des outils tiers est plus faible que chez Salesforce ou HubSpot. Besoin de connecter V2 à un outil sectoriel de niche, à une plateforme de gestion de projet particulière ou à un prestataire de paiement régional ? Vous devrez peut-être construire le connecteur vous-même.

Les outils courants sont couverts : DocuSign, Microsoft 365, Google Workspace, LinkedIn Sales Navigator et les principaux fournisseurs d’enrichissement de données. Mais la longue traîne demande davantage de travail sur mesure.

Qui est touché : les organisations aux environnements techniques variés incluant des outils spécialisés. Plus votre environnement est standard, moins cela compte.

Contournement : les API REST de V2 sont propres et bien documentées. Construire des intégrations sur mesure est simple pour une équipe de développement compétente, et SAP Integration Suite réduit le travail de raccordement. Pour les intégrations vraiment de niche, prévoyez de les construire et de les maintenir vous-même.

Ce qui figure sur la feuille de route de SAP

SAP publie une feuille de route d’innovation pour Sales Cloud, mise à jour régulièrement. Voici l’état au T1 2026 ; consultez la feuille de route pour la situation actuelle :

Rythme de releases trimestriel. V2 reçoit des mises à jour fonctionnelles chaque trimestre. Chaque release a apporté des améliorations significatives, pas seulement des correctifs. Le rythme de développement est plus rapide que ce que V1 a jamais connu.

Extension de Joule. SAP investit fortement dans Joule, son assistant d’IA intégré à V2. Ses fonctions comprennent les requêtes en langage naturel, les résumés d’opportunités, les suggestions d’activités et la rédaction de courriels, et l’agent builder de Joule Studio est disponible en version générale depuis début 2026 (SAP Discovery Center). La feuille de route prévoit une analytique plus poussée, un scoring prédictif du pipeline et l’exécution autonome de workflows. Nous avons rédigé un guide pratique de Joule à partir de nos projets.

Outils de personnalisation améliorés. SAP étend les capacités de personnalisation no-code et low-code : mises en page plus souples, règles de workflow plus riches, développement d’extensions facilité. L’objectif est de réduire le besoin d’extensions BTP pour les personnalisations courantes.

Expérience mobile améliorée. Chaque release améliore les capacités mobiles, y compris le hors-ligne. Cet investissement montre que SAP reconnaît l’écart.

Croissance de l’écosystème de partenaires. SAP recrute activement des éditeurs partenaires pour développer sur BTP et publier dans le SAP Store. Attendez-vous à une croissance de l’écosystème, sans atteindre à court terme l’échelle de l’AppExchange.

Quand V2 reste le bon choix (malgré ces lacunes)

Nous recommandons V2 à la plupart de nos clients. Ces limitations ne changent pas cette recommandation pour la plupart des acheteurs, pour quatre raisons :

Vous utilisez SAP ERP. L’intégration S/4HANA suffit souvent à justifier le choix : V2 s’appuie sur les contenus d’intégration standard de SAP, alors qu’un CRM tiers exige ses propres mappings dans un middleware. C’est aussi à cette jonction entre devis et commande que les projets CRM bloquent le plus souvent, et c’est pourquoi nous couvrons S/4HANA Public Cloud et Sales Cloud V2 avec une seule équipe (voir notre guide sur le choix d’un partenaire pour le Cloud ERP et le CRM ensemble). Le tableau complet des coûts figure dans notre guide des prix de V2.

Vous déployez un CRM pour la première fois. Les projets sans existant sont le point fort de V2 : aucun ancien modèle de données à reprendre, aucune complexité de migration depuis V1, aucune habitude utilisateur à défaire. L’architecture de V2 donne sa pleine mesure quand on part de zéro.

Vous avez besoin de résultats rapides. Les processus de vente prédéfinis, le modèle de données standard et la configuration guidée raccourcissent la phase de conception. Notre tableau des délais prévoit 4 à 8 semaines pour les projets PME sur mesure et 8 à 16 semaines pour les projets mid-market (guide d’implémentation).

Vous prévoyez de rester dans l’écosystème SAP. Si votre stratégie informatique inclut S/4HANA, BTP, SAP Engagement Cloud, Service Cloud ou CDP, V2 devient le centre du CRM. L’intégration entre produits s’améliore à chaque release et le coût total baisse à mesure que vous consolidez.

Vérification d’adéquation : quand comparer plus attentivement

Dans quatre situations, V2 n’est pas le choix évident et une comparaison soignée est payante :

Vous utilisez un ERP non SAP sans projet de changement. Sans l’avantage de l’intégration SAP-SAP, V2 se mesure sur ses seules fonctionnalités. Cela reste un bon CRM, mais l’avantage décisif disparaît. Évaluez-le aux côtés de Salesforce, Dynamics 365 et HubSpot sur les fonctionnalités et le coût total. Voir notre comparaison avec Dynamics 365.

Votre organisation est avant tout orientée marketing. Si l’automatisation marketing est votre cas d’usage principal et le CRM secondaire, une plateforme comme HubSpot, où marketing et CRM sont étroitement unifiés, peut mieux vous servir. V2 avec SAP Engagement Cloud est capable sur le plan architectural, mais plus complexe à exploiter. Notre comparaison V2 vs HubSpot traite ce point en détail.

Vous dépendez d’un vaste écosystème d’applications. Si votre stratégie CRM repose sur une douzaine d’outils tiers spécialisés, l’AppExchange de Salesforce offre aujourd’hui des options que BTP ne peut pas égaler.

Vos équipes terrain travaillent en permanence hors connexion. Si un CRM mobile pensé d’abord pour le hors-ligne est non négociable, Dynamics 365 offre actuellement des capacités hors ligne plus poussées. L’écart se réduit, mais il n’est pas encore comblé.

Questions fréquentes

SAP Sales Cloud V2 est-il prêt pour l’entreprise ?

Oui. V2 est en production dans des entreprises de toutes tailles, y compris de grands groupes. La plateforme est stable, performante et reçoit des releases trimestrielles. Les limitations de cet article sont réelles, mais elles ne rendent pas V2 immature : elles montrent un produit qui évolue encore dans des domaines précis. Chaque CRM d’entreprise a une liste comparable.

V2 est-il meilleur que V1 ?

À presque tous les égards. V2 est plus rapide, dispose d’une interface plus claire, de meilleures API, d’une architecture plus moderne et d’un rythme de releases plus soutenu. La migration de V1 vers V2 demande de la planification (les modèles de données diffèrent et certaines personnalisations V1 doivent être reprises), mais le résultat est une meilleure plateforme. Nous avons rédigé un guide détaillé sur la migration de V1 vers V2.

Dois-je attendre que V2 mûrisse avant de migrer depuis V1 ?

Non. V2 est aujourd’hui suffisamment mature pour la production. V1 reçoit encore des releases et SAP n’a annoncé aucune date de fin de maintenance à septembre 2026, mais l’innovation de SAP, y compris les nouvelles fonctions d’IA comme les agents Joule, va dans V2. Attendre ne fait qu’accumuler de la dette technique sur V1 et retarde les avantages de l’architecture de V2. Commencez à planifier maintenant, migrez par phases si nécessaire, mais ne repoussez pas indéfiniment.

Quelles fonctionnalités SAP ajoute-t-il à V2 ensuite ?

Au T1 2026, la feuille de route publique de SAP annonçait des améliorations de la gestion des territoires, des fonctions d’IA Joule plus poussées, un meilleur support hors ligne sur mobile et une intégration CPQ élargie. Les dates de livraison changent ; consultez le SAP Road Map Explorer pour l’état actuel.

Puis-je migrer vers V2 progressivement, ou est-ce tout ou rien ?

SAP prend en charge une migration par phases. Vous pouvez faire fonctionner V1 et V2 en parallèle pendant la transition et migrer les équipes ou les régions une à une. C’est l’approche que nous recommandons à la plupart des organisations : elle réduit les risques et laisse l’adoption se faire naturellement.

Comment les limitations de V2 se comparent-elles à celles de Salesforce ?

Chaque plateforme a des lacunes. Celles de Salesforce portent généralement sur le coût total de possession, le prix des modules complémentaires, le middleware nécessaire pour se connecter à SAP ERP et une vaste surface de configuration qui exige des administrateurs spécialisés. Celles de V2 portent sur l’étendue de l’écosystème, la souplesse du reporting et certaines fonctions avancées. Elles sont de nature différente, pas forcément plus graves. Le bon choix dépend de vos priorités et de votre environnement technique existant.

Notre engagement

Nous mettrons cet article à jour à mesure que V2 évolue (dernière revue : septembre 2026). Quand SAP livrera une fonctionnalité qui comble l’une de ces lacunes, nous le signalerons. Quand nous rencontrerons de nouvelles limitations en projet, nous les ajouterons.

Une évaluation ouverte n’est pas dirigée contre SAP, elle sert le client. Les meilleures décisions d’achat se prennent quand les acheteurs disposent d’une information complète, pas seulement de la version marketing.

Si vous souhaitez discuter de l’impact de ces limitations sur votre situation, parlons-en. Vous trouverez en entretien la même franchise qu’ici.

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